Retour page précédente
N'hésitez pas à nous faire parvenir vos articles

Documentation de www.reptimania.com
Catégorie : Autres



Origine :

 

Les cochons nains

Par Franck Dos Santos Photos et Sandrine Dos Santos, franck.dos.sandrine@wanadoo.fr

Origine :

Les mini cochons sont pour la plupart originaires du sud est asiatique (vietnam, laos…, bornéo, nouvelle calédonie) ; les asiatiques sont reconnaissables à leur aspect rondouillard et pataud. Cependant, il existe également sur le nouveau continent une espèce de cochons domestiqués depuis des lustres par les Incas à partir du pécari, cette espèce se distingue aujourd’hui des souches asiatiques par un aspect plus vif, élancé, mais d’un aspect global disgracieux aux dires de certains ( babines retroussées, côtes souvent apparentes). C’est pourquoi au cours des dernières décennies, des croisements ont été effectués notamment aux états unis, entre les deux principales souches originelles (asiatiques et sud américaines), pour obtenir une nouvelle souche également disponible aujourd’hui.

Description :

Poids : adulte entre 20 et 60 kg, avec une moyenne de 35 kg. En effet, même s’il est reconnu que certaines souches de vietnamiens sont plus lourdes, les différences de poids sont encore très grandes au sein des autres espèces, (sans doute dues aux croisements ancestraux) parfois même dans une même portée. Dans tous les cas, il faut toujours essayer de voir les parents avant, vous pourrez alors avoir une idée à 15 kg prêt du poids adulte de votre animal.

Hauteur : de 30 à 50 cm selon l’espèce

Comportement : s’apprivoise facilement mais à des degrés différents selon les individus. En effet, tous accepteront facilement de venir manger dans votre main, ils répondront à leur nom, se laisseront gratouiller le ventre… Mais si l’on veut aller plus loin dans le " dressage ", il faudra être patient car le cochon est craintif et caractériel : ainsi pour le prendre dans vos bras, il faudra l’habituer petit à petit, et pareil pour lui enfiler un harnais, certains même ne s’y habitueront jamais. Comme l’animal est plein de défauts (gourmands, dormeurs, …), il est judicieux de s’en servir pour son éducation. Par exemple, au réveil un petit cochon sera plus facile à éduquer, de même si vous tarder à lui donner à manger, il aura tendance à faire ce que vous attendez de lui en échange d’une récompense et il fera vite le rapprochement. Evitez toujours de crier sur lui car il vous faudra 10 minutes pour perdre sa confiance, mais plusieurs jours ou semaines avant de la regagner. Pour le réprimander, dites lui un NON ferme, mais ne le frappez pas, pour lui tous vos actes seront amplifiés.

Maintenance : un enclos d’une dizaine de m² est un minimum, il devra comprendre un abris sec et bien paillé, une partie gazonnée pour qu’il fouille, et si vous le pouvez une petite mare de 10-15 cm de profondeur, facilement réalisable avec 2 brouettes de béton. La maintenance en appartement est possible mais avec des réserves en ce qui concerne les sols, les plinthes et les tapis, car c’est avant tout un animal fouisseur. Il s’entend à merveille avec les autres animaux et vous pouvez aisément le mettre avec des chèvres, des moutons, des chiens ou des ânes… Avec d’autres cochons, une hiérarchie va s’installer au départ avec des petites frictions qui passeront rapidement sauf peut-être avec une trop grosse proportion de mâles dans la bande.

Alimentation : Même si le cochon est omnivore de nature, il est important d’éviter les erreurs alimentaires chez ces petites races qui craignent les excès de graisse. L’alimentation de base sera donc la céréale sous forme de farine : vous pouvez la réaliser vous même avec des céréales achetées chez des agriculteurs (à titre d’exemple : ¼ d’orge, ¼ de blé, ¼ de pois, ¼ de son, le tout passé au moulin à la grille la plus fine), sinon vous pouvez acheter des aliments du commerce spécial truie gestante en sacs de 50kg ( le seul aliment industriel suffisamment riche en fibre, et le seul qui n’est pas destiné à engraisser les animaux) facilement disponible dans les Gamm vert ou les coopératives agricoles (environ 40 centimes d’euros le kg).

On comptera environ 600 g/j pour un porcelet à distribuer en au moins 2 repas et ceci jusqu’à environ 10 semaines, on augmentera ensuite pour arriver à environ 1,2-1,5 kg pour un adulte ( 1 seul repas possible). On pourra substituer parfois une partie de la ration par des épluchures de type salade, carottes, pomme ou des restes de cuisine de type purée, pâtes, légumes verts, ou du pain sec.

Reproduction : Elle est très facile et même inévitable lorsque l’on possède un couple en bonne santé, mais elle doit être longtemps réfléchie car il n’est pas toujours aisé de cédé une pleine portée de porcelets. En effet, c’est au terme d’une gestation de 115 jours (soit 3 mois, 3 semaines, 3 jours) que la truie met bas de 4 à 12 petits. La truie est assez mauvaise mère les premiers jours et il est fréquent qu’elle écrase quelques bébés surtout dans les grosses portées. Il est parfois utile de séparer le verrat lors de cette période, non pas pour le risque d’agressivité envers les bébés, mais plus pour éviter de déranger la mère et d’écraser les petits. Les porcelets sont en principe sevrés au bout de 28 jours, mais dans ces modes d’élevage ou la productivité n’est pas reine, on les sèvre généralement à 6 semaines. Attention, une truie revient en chaleur environ 3 jours après le sevrage : augmenter l’âge du sevrage diffère donc les prochaines mise bas, mais épuise énormément la mère, il est donc important de juger de l’état de la truie pour prendre la bonne décision.

 

 

Il est parfois plus simple de faire stériliser ces cochons plutôt que de miser sur la reproduction, d’autant plus que vous réduirez de plusieurs années la vie d’une truie qui a beaucoup reproduit. Si la castration des mâles est une chose facile qui peut être pratiquée par les éleveurs (chez des jeunes), il faudra avoir recours à un vétérinaire pour stériliser une femelle qui subira alors une intervention chirurgicale complète.

Pathologie : Le cochon nain est assez rustique et est très rarement sujet aux maladies, on prendra soin de le vermifuger 2 fois par an (panacur 4% en sachet) et si besoin de lui pratiquer une injection D’IVOMEC en cas de gale ou de démangeaison. On surveillera son alimentation afin d’éviter les excès de poids qui peut leur provoquer des problèmes cardiaques ou des boiteries. Attention également aux grands soleils durant les mois d’été pour les races peu poilues, il peut s’avérer nécessaire d’appliquer une crème solaire. L’hiver ne pose en principe pas de problème si l’abris est sec, et surtout s’ils sont plusieurs.


Retour page précédente